La democratie selon le magistere de Jean Paul II

Sommaire : I. « L’Eglise apprecie le systeme democratique » : 1. Le système démocratique, histoire culturelle et anthropologie fondamentale. 2. Les critères de la démocratie : bien commun et droits fondamentaux - II. « Une democratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois » : 1. Les deux anthropologies sous jacentes à la démocratie et aux droits de l’homme. 2. La dénaturation de la démocratie par la croyance en l’absolu de la liberté subjective. 3. La crise des sociétés démocratiques comme conséquence de la contradiction interne des droits de l’homme - III. Conclusion.

Avec l’effort entrepris par Léon XIII pour actualiser pédagogiquement la conception éthique chrétienne de la vie en société, l’accent est mis sur la dignité de la personne humaine d’où découlent ses droits et devoirs fondamentaux, tout en rappelant le principe d’indifférence de l’Eglise à l’égard des formes de gouvernement. L’utilisation du mot « démocratie » dans les textes du magistère de l’Eglise universelle est surtout le fait du pontificat de Jean-Paul II, même si dans l’immédiat après seconde guerre mondiale, Pie XII y a eu recours de rares fois. Jean-Paul II proclame tout à la fois que « l’Eglise apprécie le système démocratique » mais qu’ « une démocratie sans valeurs se transforme facilement en un totalitarisme déclaré ou sournois ». Le relativisme moral s’est emparé du mécanisme démocratique pour imposer sa croyance relativiste : un dogmatisme intolérant au nom de la liberté individuelle érigée en absolu. 

Leo XIII’s effort to bring up to date the Christian ethical view of social life underlines the dignity of human being, where his fundamental rights and duties derives from, while reaffirming at the same time the Roman Catholic Church’s indifference to any form of government. Pope John Paul II used most the word «democracy» in the magisterial teaching of the Roman Catholic Church even if Pope Pius XII had also used it a few times in the immediate aftermath of the second world war. Pope John Paul II declares simultaneously that «the Roman catholic Church praises the democratic form of government» and yet «a democracy without any moral values can be easily transformed into an open or hidden totalitarianism». Moral relativism laid one’s hand on democracy to impose his relativistic belief in a intolerant dogmatism proclaimed in the name of individual liberty conceived as an absolute.

 

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